Un carême d’action de grâce et de miséricorde

Dieu ne veut pas de ces sacrifices par lesquels les hommes cherchaient à s’attirer les bonnes grâces des divinités. Il avertit : C’est la miséricorde que je veux et non le sacrifice. Ce que recherche Dieu : que nous aimions comme il aime, que nous soyons miséricordieux comme il est miséricordieux.

De tout cela nous devons rendre grâce ! Rendre grâce à Dieu c’est plus que le remercier, c’est accepter d’aller à la suite de Jésus dans le grand mouvement d’amour du Fils vers le Père, c’est accepter de se donner aux autres comme il l’a fait lui-même. Entrer dans cette dynamique nous conduira jusqu’au don de nous-mêmes, comme elle a conduit Jésus jusqu’à la mort sur une croix. Rendre grâce à Dieu c’est accepter de devenir comme Lui, par son Fils, dans l’Esprit…

Pour y arriver nous pouvons essayer de transformer nos comportements… Cela n’est pas négligeable mais on en perçoit vite le caractère dérisoire… Jésus nous indique une autre voie, étonnante et sûre, pour aimer comme il aime : se nourrir de lui, présent dans l’eucharistie, car, dit-il, mon corps est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. Ainsi, peu à peu, nous devenons d’autres Christ et nous pouvons dire, comme saint Paul : Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. Ou, pour le dire comme saint Thomas d’Aquin : L’effet propre de l’eucharistie est la transformation de l’homme en Dieu.

Humblement et joyeusement vôtre,

Père Hughes

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