Retour de pèlerinages

 

RETOUR DE TAIZÉ (Père Kedeschmy Desarmes)

 

Comme vous le savez déjà, la communauté de Taizé est une communauté monastique chrétienne œcuménique basée à Taizé en France. Fondée en 1940 par Frère Roger, elle rassemble en 2008 une centaine de Frères venant du monde entier et qui ont choisi de vivre ensemble une vie de prière et de célibat dans la simplicité. L’unité des confessions chrétiennes et l’accueil des jeunes adultes font partie des engagements de la communauté depuis sa fondation (La communauté aujourd’hui, taizé.fr).

Cette année (du 25 au 29 octobre 2018), plus de 2000 jeunes venus de divers horizons en France et de l’étranger dont environ 400 jeunes de notre beau diocèse de Pontoise sans compter les prêtres accompagnateurs, les animateurs de groupe et toute l’équipe diocésaine, sont arrivés à se rassembler autour de la communauté pour vivre ensemble un temps de silence, de méditation, d’écoute et de partage de la Parole de Dieu. L’accueil a été vraiment chaleureux.

A Taizé, la vie est rythmée par la logique : Un temps pour chaque chose. Je crois que les jeunes ont besoin de ça pour pouvoir mieux comprendre la vraie réalité de la vie. Même si j’ai pu observer pour certains, c’était beaucoup plus un temps de retrouvailles, par contre le fait d’être à Taizé peut leur donner un autre regard de la vie. Mais pour d’autres, c’était un temps précieux ou ils pouvaient faire l’expérience de Dieu dans le silence et dans l’écoute de la Parole de Dieu.

Pendant ces 4 jours passés à Taizé, j’ai vécu plein de bonnes choses mais la chose qui m’a marquée le plus, c’était le moment du témoignage de Laurent Gay organisé par l’équipe diocésaine.

J’ai été vraiment touché par son témoignage. Il nous a raconté toute l’histoire de sa jeunesse, comment il a connu une jeunesse bouleversée par la drogue. Il était complètement perdu dans sa jeunesse, désespéré, pour lui c’était la fin de sa vie mais il allait retrouver le vrai sens de la vie grâce à sa rencontre avec le Seigneur en prison.

A ce moment je sentais en moi une sorte de frisson quand il nous a raconté toutes ses calamités qu’il a connues dans sa jeunesse. Je me suis dit : Le Dieu que nous servons est un Dieu qui veut notre bonheur. Rien n’est impossible à Dieu.

On a eu aussi un temps de prière pour l’unité des chrétiens dans le monde, pour la paix dans le monde qui pour moi aujourd’hui, trouvera tout son sens à l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale. « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. »

Comme disaient les frères cette année, à Taizé c’est une joie qui ne s’épuise jamais.

 

 

RETOUR DE JÉRUSALEM (Père Steve Niyonkuru)

 

Du 22 au 31 octobre 2018, j’ai eu la joie de participer avec quelques paroissiens de notre groupement paroissial, au Pèlerinage diocésain en Terre Sainte, sous la présidence de notre évêque, Mgr Stanislas Lalanne. Durant près de dix jours, nous avons foulé cette Terre Sainte, nous y avons goûté la Parole de Dieu sur les lieux mêmes où elle a pris corps, nous avons rencontré les peuples et les communautés chrétiennes qui y habitent. Ce fut à la fois une aventure spirituelle, personnelle et communautaire, et dans le même temps l’occasion de nous mettre à l’écoute de l’appel du Seigneur.

Notre itinéraire nous a conduit d’abord dans le désert sur les traces d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Comme les patriarches, nous avons marché non pas tant dans le désert mais surtout nous avons « quitté notre pays » (Gn 12, 1) pour cheminer avec Dieu qui s’est révélé à nous dans son Alliance. À la suite de Moïse, nous avons traversé le Néguev pour entrer en terre promise avec Josué. Longeant la Mer Morte à Ein Guedi, nous avons fait l’expérience du peuple de Dieu qui a vu s’accomplir les promesses du Seigneur.

Notre pèlerinage a connu alors un grand tournant quand nous nous sommes mis sur les traces de Jésus Christ. À Nazareth, nous avons médité sur l’Annonciation faite à Marie ; nous avons été dans la synagogue où Jésus a prêché la Bonne Nouvelle (Lc 4, 16-30). Nous avons écouté le témoignage d’un petit Frère de Charles de Foucauld sur la cohabitation des différentes communautés dans la ville où le Christ a grandi.

Nous avons ensuite rejoint la Galilée où nous avons vécu des moments fort émouvants : rénovation des promesses baptismales dans le Jourdain à l’endroit où le Christ a été baptisé par Jean , méditation sur la pêche miraculeuse sur le lac de Tibériade, écouté le début du Sermon sur montagne sur le Mont des Béatitudes, célébration de l’Eucharistie à la Primauté de Pierre, non loin de Tabgha lieu de la multiplication des pains ou encore découverte de la maison de Pierre à Capharnaüm où Jésus séjournait souvent.

Nous avons fait un détour sur Bethléem où, entre autres, nous avons célébré la Nativité de Notre Seigneur dans le Champ des Bergers et visité une crèche tenue par les religieuses Filles de la Charité de Saint Vincent.

Après nous être recueillis et avoir célébré la Messe sur le Mont Thabor, lieu de la Transfiguration, nous sommes descendus sur Jérusalem à la suite du Christ. La traversée de la Samarie nous a permis de nous arrêter au Puits de la Samaritaine (Cf. Jn 4, 1-42). Dans la Ville sainte, nous avons suivi exactement le trajet pris par le Christ, de son entrée dans la Cité de David, au Mont des Oliviers où, à Gethsémani, il a souffert l’agonie en passant par le jardin du Pater ; nous avons fait un chemin de croix qui nous a menés au Golgotha et au Saint-Sépulcre où beaucoup d’entre nous étaient très émus. Quelle joie le lendemain de fêter la Résurrection du Christ à Jérusalem et de rencontrer le Seigneur sur le chemin d’Emmaüs (actuelle Abu Gosh) !

En fin de compte, notre pèlerinage en Terre Sainte aura été une expérience fondatrice pour nourrir notre foi et approfondir notre amitié avec le Christ. Nous aussi pouvons affirmer, comme saint Jean :

« […]Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons. Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous » (1 Jn 1, 1-2).

 

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