L’Évangile est notre force

L’Évangile est notre unique espérance, c’est notre force

Avec mes frères prêtres au service de Pontoise, Ennery, Livilliers et Hérouville nous avons pu envisager l’horaire que je vous communique pour ce 3ème dimanche de l’avent. Comme vous le verrez, nous maintenons une messe supplémentaire dimanche 13 décembre à 10 h 30 à Saint-Pierre aux Louvrais.

Messes des 12 et 13 décembre, cliquez ici

J’en profite pour vous rappeler que l’avent n’est pas seulement le temps de ‘l’avant-Noël’  : c’est le moment de donner la couleur de toute la nouvelle année liturgique, de prendre conscience que tout au long des mois à venir nous devons prendre conscience et célébrer l’avent, c’est-à-dire l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ dans chacune de nos vies de croyants et en toute vie, et partout dans le monde.
Souvenons-nous de cet apophtegme attribué au mystique allemand du XVIIème siècle : Angélus Silésius : Le Christ pourrait naître mille fois à Bethléem, s’il ne naît en ton cœur, cela ne sert à rien.

Oui, notre Seigneur est présent, réellement présent de mille manières, hic et nunc, ici et maintenant. Béni soit-il pour sa sollicitude permanente, et particulièrement dans les heures de déréliction !

Je ne résiste pas à partager avec vous ce texte que je viens de recevoir, écrit par un de mes confrères, le curé de Saint Germain d’Auxerre, monsieur l’abbé Arnaud Montoux, dans une lettre du 10 novembre 2020 qui demeure d’actualité :

Oui, la suspension de nos assemblées eucharistiques est douloureuse. Je fais partie de ceux qui vivent mal le confinement à cause de cet éloignement liturgique qui est signe d’un éloignement social bien plus large ! Mais quand je vois le nombre de malades et de morts qui augmente sous le regard assez froid de tant de complotistes qui demandent la messe et se sentent victimes d’une affreuse tentative de musellement des catholiques de France, quand je vois le nombre de personnes qui perdent leur emploi et ne savent pas comment elles vont nourrir leur famille dans les mois et les années qui viennent, quand je vois ceux qui, aussi bons catholiques que ceux qui braillent, ne comprennent pas cet acharnement à faire croire qu’un catholique ne peut plus vivre sa foi s’il est temporairement privé d’Eucharistie, je suis blessé, fatigué, énervé…

Il y en a assez de devoir justifier en permanence devant une minorité vociférant, la solidarité d’un grand nombre de catholiques raisonnables, prudents et souvent réellement missionnaires (au moins autant que les autres) qui acceptent ces mesures de crise pour ne pas ajouter de danger au danger, pour ne pas multiplier les occasions de ne pas respecter un confinement déjà largement relativisé. Actuellement, le lieu de nos vrais combats liturgiques doit sans doute plutôt être celui de l’accompagnement des malades et des mourants…

Je n’ai pas spécialement peur pour moi, je râle à longueur de journée contre cette situation qui me coupe de mes étudiants, de mes paroissiens, de mes amis, de ceux qui me manquent au quotidien, mais je voudrais au moins ne pas avoir à être prisonnier de ceux qui, dans cette Église qui est aussi la mienne (n’en déplaise à ceux qui du haut de leurs grandes certitudes savent ce que tout le monde doit faire, demander et obtenir), traitent les ‘doux’ de ‘mous’, et broient la patience et le sacrifice des humbles au moulinet de leur violence !

Assez !!! Nous vivons une situation inédite
mais nous n’avons pas été privés de l’Évangile !

 

Allons ! Comme nous y invite le Pape dans la dernière encyclique (§ 55) :

L’espérance est audace, elle sait regarder au-delà du confort personnel, des petites sécurités et des compensations qui rétrécissent l’horizon, pour s’ouvrir à de grands idéaux qui rendent la vie plus belle et plus digne.
Marchons dans l’espérance !

Méditation du Salut de ce jeudi à la cathédrale

 

Humblement et joyeusement vôtre,

Père Hughes

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