L’écoute de la Parole de Dieu

Comment recevons-nous la Parole de Dieu aujourd’hui ? C’est bien la question qui se pose à nous à l’écoute des textes de ce jour : «Aujourd’hui écouterez-vous sa parole, ne fermez pas votre cœur comme au désert». Le livre de Deutéronome nous l’avait annoncé : «Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur Dieu fera se lever un prophète comme moi et vous l’écouterez» (Dt 18,15) et «si quelqu’un n’écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte» (Dt 18,19).

La Parole de Dieu est inspirée et nous devons l’écouter pour conduire notre vie, mais cette parole, dans toute l’Écriture, s’adresse à des hommes et à des femmes libres. La première condition pour écouter la Parole et la recevoir est bien d’être libre. Cette liberté implique que je ne suis pas un esclave ou un mouton bêlant, mais bien que j’ai à faire appel à mon cœur de croyant pour accueillir cette parole et discerner en quoi elle vient transformer ma vie.

Jésus agit en homme libre face à la Loi et à la Parole de Dieu, une parole qui vient libérer l’homme et non le perdre. L’écoute de la parole de Dieu fait appel, dans notre liberté, à l’intelligence du cœur et au discernement au regard du contexte où cette parole est prononcée.

Pour être sauvé, il ne faut faire qu’un avec le Christ, cela relève d’une vérité centrale de la foi chrétienne et il n’y a pas de discussion à avoir. Il y a plusieurs façons de révéler la vérité de la foi. L’Église fonctionne de la même manière, tous les documents magistériels n’ont pas le même degré de force de Loi. Une lettre d’un Pape, une exhortation apostolique, n’ont pas le même degré de force qu’un acte de concile ou que le Credo.

Il nous faut donc écouter la voix du Seigneur mais bien comme des hommes libres, avec l’intelligence du cœur, et en étant conscients que tout n’est pas du même niveau. Il nous faut réapprendre parfois que l’écoute est le premier pas du dialogue entre l’homme et Dieu dans la prière. Alors écoutons la voix du Seigneur, oui, mais dans le dialogue que Dieu instaure ainsi avec nous.

Père Augustin Dawili Mandaolo

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