La Toussaint une fête qui fait du bien

Le 31 octobre et le 1er novembre, l’Église honore la foule innombrable de tous ceux qui ont été des témoins du Christ,
par leur vie quotidienne, témoins vivants,
rayonnant de la présence du Christ, lumières pour le monde.
Recevant ce témoignage, nous savons que tous les hommes sont appelés à la sainteté.

La vie de ces témoins, que nous nommons ‘saints’, connus ou inconnus nous enseigne et nous encourage à déployer en nous les ferments de sainteté. Par ce déploiement, notre vie atteint sa plénitude. Dans cette perspective, et parce que nous sommes libres, nous pouvons, comme l’écrit le philosophe Louis Lavelle, rendre notre agir plus conforme au feu de l’esprit. Dès lors, vivre selon l’esprit revient à unifier notre personne dans la sérénité.

Quel beau projet !

Il ne s’agit pas de rêver, car dans cet élan créateur, nous croisons les chemins du démon, qui s’entend à nourrir peurs et angoisses.

Le propre du saint continue Lavelle, c’est qu’il va toujours jusqu’à l’absolu de lui-même.

Le saint puise tout son élan du fond de la nature qui lui a été donnée. Le saint ne la combat pas ! Lavelle insiste précise cette relation à la nature de chacun : Il faudrait dire plutôt qu’il (le saint) en pousse toutes les impulsions jusqu’au dernier point, jusqu’au point où elles lui apportent une satisfaction parfaite et qui le comble. Elles l’obligent à dépasser les limites de la nature afin précisément que la nature atteigne en lui le but vers lequel elle tend.

Que les jours qui suivent cette fête illuminent notre chemin en découvrant et déployant chacun, chaque jour, chaque minute dans notre nature profonde, l’origine, la destination et le sens de nos vies partagées dans la grande communion de tous les saints, d’hier et d’aujourd’hui…

Père Hughes

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