Chapelet de la Miséricorde divine

Et son nom est Miséricorde !

Chapelet de la Miséricorde divine

Certaines personnes se réunissent pour dire le chapelet de la Miséricorde, le vendredi à 3 h de l’après-midi, à Saint-Maclou. Voyons ensemble en quelques mots cette prière et ses lointaines origines.

Le cœur transpercé de Jésus, source et témoignage de la Miséricorde

Après Pâques, l’évangile nous fait découvrir le Christ ressuscité apparaissant à ses disciples et leur montrant les plaies de sa passion. Nous sommes ici au cœur de la foi, témoin de la passion, ce Dieu qui a pour nom ‘Miséricorde’. Le Christ est l’image du Père, c’est vraiment Dieu qui fait Miséricorde, le cœur brisé d’amour pour l’homme. Nous découvrons ainsi et même au-delà de ce sentiment puissant que Dieu est amour, il est Miséricorde… et le Fils est la Miséricorde incarnée, ses plaies visibles pour les apôtres permettent de l’identifier, et de faire mémoire de ce cœur transpercé qui a tant aimé les hommes. Afin de déployer cette révélation et de la faire rayonner, saint Jean Paul II a fait du 2ème dimanche de Pâques, le dimanche de la Miséricorde, voici dix ans.

Au XVIIème siècle, ce même ressuscité a révélé son amour pour tous à une religieuse de Bourgogne, sainte Marguerite Marie, à Paray le Monial. Dans ce temps-là, le jansénisme et une perception rigoriste de la religion faisait rage dans le milieu cultivé des parlements et autres cours de justice. A la suite de cette rencontre du Seigneur elle dessina le cœur de Jésus entouré de la couronne d’épines. Elle l’avait dessiné sur du papier, et j’aime à dire qu’elle l’a fait comme antan les jeunes amoureux gravaient leurs deux cœurs dans l’écorce des arbres pour dire leur amour. De cet évènement est venu le culte du cœur de Jésus, avec les statues suggestives, et l’édification notamment du Sacré-Cœur de Montmartre à partir d’une souscription nationale votée par le parlement…

Au XXème siècle, les 13 et 14 septembre 1935, au couvent des sœurs de Vilnius, le même  Seigneur ressuscité a inspiré à Sœur Faustine le chapelet à la Miséricorde, et il lui a appris à prier ainsi, avec un chapelet ordinaire :

. Cette prière commence donc par un ‘Notre Père’, un ‘Je vous salue Marie’ et le ‘Je crois en Dieu’.

. Ensuite, sur les grains du ‘Notre Père’, cette parole est dite : Père Éternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier ;

. puis celle-ci sur les grains du ‘Je vous salue Marie’ : Par sa douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

. En conclusion : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel prends pitié de nous et du monde entier.

 

Pour nous, la Miséricorde, c’est l’amitié divine qui bannit la peur

Le soir de Pâques, quand le Christ ressuscité apparait à ses disciples, ceux-ci avaient verrouillé les portes de leur cénacle.

Dans les moments où nous sommes reclus plus ou moins volontairement, prenons le temps d’entrer en prière et en dialogue avec celui en qui nous pouvons mettre notre confiance. Souvenons-nous de la tempête apaisée et de la parole divine : C’est moi, n’ayez pas peur !

Et saint Jean Paul II l’a repris presque comme une devise de son pontificat :  N’ayez pas peur !

Ce n’est pas un ordre, c’est un appel, une vocation, une prière de Dieu aux hommes pour qu’ils le prient aussi.

Dans l’attente du don du Saint Esprit de la Pentecôte où que nous soyons claquemurés, prions l’Esprit-Saint consolateur dans toutes les épreuves, et, n’ayons pas peur !

 

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