Le mal et la souffrance, qui en est responsable ?

Édito du dimanche 7 octobre 2018

27ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année B                        

Dieu est le Créateur de toutes choses. Cette affirmation rencontre de grandes difficultés dans son acceptation. Car, elle peut laisser croire que Dieu est aussi l’auteur du mal et de la souffrance. Si ce n’est pas le cas, d’où viennent le mal et la souffrance, puisqu’ils font partie de l’existence humaine ? Dieu n’en est-il pas auteur ? Sinon, qui en est responsable ? Pour répondre à ces interrogations, voyons quelle est  la part de responsabilité de Dieu et celle de l’homme dans la création pour être un peu objectif.

Dieu est Amour nous dit saint Jean. En tant qu’Amour, il ne peut que faire du bien. Car l’amour par essence ne détruit pas mais il construit. De là, demandons-nous aussi pourquoi permet-il le mal : la douleur, la maladie, la mort etc. Avant tout, disons que Dieu tolère temporairement le mal, mais ce n’est qu’en vue d’un bien plus grand, plus universel. Ensuite, envisageons-nous les deux manières d’expliquer le mal : le mal physique et le mal moral ?

Le mal physique se voit quand la douleur, la maladie et la mort accablent l’homme et les autres créatures. En fait, les êtres créés par Dieu sont, pour ainsi dire, des êtres contingents, c’est-à-dire limites. Dieu seul est éternel. La création n’est pas éternelle. Par conséquent, aucune  créature n’est éternelle. Tout a sa fin en Dieu. Donc, si nous souffrons de la douleur, de la maladie et de la mort, cela ne découle pas de la volonté  de Dieu. Mais, c’est notre nature humaine dans ses faiblesses ainsi que les créatures infrahumaines qui subissent les assauts des lois naturelles. Nous sommes faits de manière périssable. Par contre, la Providence divine ne peut faire autrement qu’empêcher ces assauts de prévaloir sur le bien de  tous.

Voila pourquoi, Dieu est venu restaurer la création en épousant la condition humaine en Son Fils bien-aimé Jésus Christ qui a beaucoup souffert pour nous sauver.

Nous devons voir dans son Incarnation, sa Passion et sa Mort la participation à nos souffrances. Il est un Dieu qui marche avec nous, qui nous aime et qui ne veut en perdre aucun. Sur ce, le mal et la souffrance sont un scandale pour lui. D’ailleurs, il en est la première victime.

Le mal moral vient d’un mauvais usage de la liberté humaine par suite d’un mauvais vouloir ; il s’agit d’une mauvaise orientation de la volonté qui, comme tout défaut, n’a pas de cause efficiente, mais seulement, une cause déficiente. saint Augustin qualifie ce type de mal de   « volonté méchante ».

Doit-on pour autant en conclure que Dieu devrait enlever cette liberté à l’homme ? Non,  car la liberté  qui  va de paire avec la responsabilité est une grande preuve d’amour qui ne nous a pas crées comme esclaves, mais bien plutôt comme des sujets dotés de libre-arbitre afin que nous puissions répondre à ses appels en digne enfants de Dieu ( Jean 1, 12).

 

Père Kédeschmy DESARMES

 

 

 

 

 

 

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