Trêve de bavardages

Édito du dimanche 4 novembre 2018

31ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année B                        

Nous venons de célébrer la Toussaint, de tous ceux qui ont reçu les signes de la puissance de la résurrection. La Toussaint est liée à Pâques et à la Pentecôte, à la grande Vie des baptisés. Cette vie ne peut germer et ne peut grandir que dans la confiance, et dans l’amour reçu du Père. Vous allez me dire, en ce dimanche où la Parole de Dieu nous renvoie sans cesse aux commandements, que s’il y a commandement, il n’y a plus de liberté.

Je vous répondrai que le commandement n’est pas un ordre. En latin, vous avez là le verbe ‘mandare’ : confier, faire une recommandation, et le préfixe ‘cum’ qui signifie l’accompagnement. Dieu nous accompagne sur le chemin de la vie qu’il nous recommande. Les commandements, ceux des tables de Moïse, sont au nombre de dix, dix paroles, dix lois que nous sommes invités à accueillir pour en faire les principes de notre vie.

L’expérience du quotidien nous montre la difficulté à accomplir la volonté de Dieu : nous éprouvons de la peine à vivre la fidélité à l’amour, nous éprouvons aussi la difficulté de s’aimer soi-même, ce qui peut être source de désespoir et de méfiance envers les autres… Alors par les commandements Dieu parle et nous révèle qu’il est possible d’aimer, d’un amour qui se déploie en fraternité universelle et nous avons besoin d’être secoués par le bon Dieu, quand il s’agit d’être fidèle, et quand il s’agit de prendre soin des autres.

Laissons à Satan le loisir de la division, de la méchanceté ou de la médisance, et laissons nous à l’Esprit afin qu’il grave dans nos cœurs des lois au service de l’amour. Adoptons ces principes, donnons-nous des priorités, ayons l’audace de vivre de la loi de sainteté qui consiste à imiter le Dieu saint.

Imaginons, ce serait amusant, que dans nos journées nous n’ayons droit qu’à un certain nombre de mots, de regards et de pensées. C’est un peu ce qui arrive à Dieu selon le mot magnifique de saint Jean de la Croix (du Carmel) : Le Père n’a dit qu’une parole : ce fut son Fils. Et dans un silence éternel il la dit toujours : l’âme doit l’écouter en silence. Une seule parole… celle d’une vie donnée. Et tous les commandements sont résumés ici : L’âme doit l’écouter… dans le silence du cœur à cœur.

Fraternellement vôtre,

 

Hughes de la Villegeorges, curé

 

 

 

 

 

 

 

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.