Fête de la Sainte Famille

Édito du dimanche 30 décembre 2018

Sainte Famille – Année C

Depuis quelques années, et à cause de la montée de la violence, des points-écoute ont été mis en place pour les jeunes afin qu’ils puissent exprimer par la parole tous les problèmes qu’ils portent plutôt que de les exprimer par des actes violents. Et plus récemment, on a mis en place aussi des points-écoute pour les parents, et même des écoles pour les parents, afin de les aider dans leurs responsabilités. On sait qu’une des causes de la violence vient de l’éclatement de la cellule familiale.

La famille est l’institution qui a le plus évolué en quelques décennies alors qu’on la croyait stable. En quelques années, les relations hommes-femmes ont beaucoup changé ainsi que leur rôle respectif à l’intérieur de la cellule familiale. On s’interroge beaucoup sur les effets des familles recomposées et sur la complémentarité des rôles du père et de la mère. S’il n’est pas toujours facile d’être jeune dans notre société contemporaine il est certainement difficile aussi d’être parent.

Au cœur même de leurs responsabilités, les parents vivent le mystère pascal. Être parent c’est tout un art. C’est tout à la fois donner le meilleur de soi-même à ses enfants, leur transmettre des valeurs essentielles auxquelles ils pourront se référer, les laisser grandir et prendre leurs responsabilités au fur et à mesure de leur croissance, les corriger si nécessaire. Mais aussi leur laisser la possibilité de se choisir eux-mêmes en prenant le risque qu’ils fassent des choix différents de ce que l’on avait envisagé pour eux, voire même qu’ils tâtonnent et se fourvoient dans des impasses. Cela leur demande une dépossession, une désappropriation, une authentique pauvreté spirituelle. Car si l’on s’approprie son enfant, il ne pourra pas grandir, il ne pourra pas être lui-même.

Par cette expérience, les parents touchent au mystère de Dieu, lui qui nous aime très fort et nous veut libres et responsables; lui qui nous créé et qui veut que nous devenions nous-mêmes ; lui qui veut le meilleur pour chacune et chacun de nous mais qui ne nous y contraint jamais car il n’y a pas de véritable amour sans une vraie liberté.

En élevant Jésus, Marie et Joseph ont fait cette expérience. Il nous est dit plusieurs fois dans l’évangile qu’ils s’étonnaient et même qu’ils ne comprenaient pas tout, mais qu’ils faisaient confiance.
Demandons cette confiance au Seigneur.

 

Père Daniel Ducasse

 

 

 

 

 

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