Le denier de l’Église : carrefour du donner et du recevoir. “Dieu aime celui qui donne avec joie” 2 Co 9,2

Édito du dimanche 3 février 2019

4ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C

Depuis la loi de 1905 qui sépare l’Église et l’État, la rémunération du clergé n’est plus assumée par l’état, d’où l’importance de parler du denier de l’Église comme la seule source de revenus en France. Plus d’argent provenant de l’état et pas d’argent non plus du Vatican. Alors comment l’Église vit-elle?

L’Église dans sa mission d’annoncer la bonne nouvelle parmi toutes les nations récolte les deniers , les dons pour servir à la rémunération et à la formation de toutes les personnes engagées au service de l’Église, les prêtres en activité, à la retraite, des laïcs chargés de mission pastorale : dans la santé ou la catéchèse, le financement des séminaristes ou encore l’entretien des locaux, le chauffage etc…..Comme il est écrit dans Mt 9, 37 : « la moisson est abondante, mais il y a peu d’ouvriers. » Ce passage d’évangile est une invitation à chaque chrétien, en raison de son baptême et de sa confirmation, qui est donc appelé à coopérer à cette grande mission que Jésus nous a laissée et qui s’appelle l’œuvre de l’évangélisation. .

Le denier de l’Église est l’expression d’une foi agissante. Comme le dit Jacques dans son épître : “une foi qui n’agit pas est belle et bien morte”. Tout cela fait penser que la foi est comme un muscle qui a besoin de s’exercer pour se conserver et se développer. Donc, donner le denier de l’Église ou faire un don est un acte de foi. C’est aussi une manière de remercier Dieu pour les dons reçus
(cf Dt 12, 6-9 et 14, 22-28).

En cette période du lancement du denier de l’Église, nous sommes invités à faire le don total de nous-mêmes, ce que nous avons et ce que nous sommes. Car, donner est un signe de communion dans la foi et dans l’amour.

Chers amis, mettez-vous, chacun selon le don qu’il a reçu, au service les uns des autres comme de bons administrateurs de la grâce de Dieu, variée en ses effets ( 1P4, 10). Celui qui donne devient également bénéficiaire de sa propre générosité et de son acte de foi, comme la veuve de Sarepta.

 

Père Kedeschmy DÉSARMES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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