Profession : Pêcheurs d’hommes

Édito du dimanche 10 février 2019

5ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C

Des pêcheurs chevronnés rentrent bredouilles d’une nuit de pêche. Cette poisse est sans doute la conséquence d’une vie bâtie à l’ombre du péché, loin de Dieu. Ce qui fait renchérir le psalmiste en ces termes « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les bâtisseurs ; si le Seigneur ne garde la ville, en vain veille la garde » (Psaume 126, 1)

La foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu
Écouter la Parole de Dieu est essentiel pour le chrétien. Des quatre piliers sur lesquels s’appuie la communauté chrétienne, Saint Luc cite en premier lieu la Parole de Dieu (Ac 2, 42). D’ailleurs lorsque surgit la querelle à propos des veuves, les Apôtres répliquent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la Parole de Dieu pour servir aux tables » (Ac 6, 2).

Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avancez au large, et jetez vos filets pour la pêche ».
Les papes Jean Paul II et François nous ont rendus sensibles à l’audace pastorale de sortir des ornières des chemins battus pour rejoindre les périphéries. Il faut avancer en eau profonde pour espérer faire une pêche fructueuse. En obéissant au Maître, Simon découvre en Jésus, le Seigneur aux pieds duquel il tombe à genoux.

Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque
Au départ, Jésus n’entre que dans la barque de Simon. C’est de là qu’est fait l’appel aux « compagnons de l’autre barque » qui deviennent des associés de l’Apôtre. C’est dire que le missionnaire ne fait jamais cavalier seul. D’ailleurs en christianisme, l’élection n’est pas une sélection. Toutefois la prouesse de la pêche miraculeuse ne réside pas tant dans la quantité prise de poissons que dans l’union des pêcheurs réalisée. La barque de Pierre, symbole de l’Église du Christ est, comme l’affirme Vatican II, « le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité du genre humain » (Lumen Gentium N° 1)

Laissant tout, ils le suivirent
Débarrassés de leurs filets, c’est-à-dire convertis, les disciples deviennent les hérauts de l’Évangile, les témoins intrépides de la vie du Ressuscité. C’est cela la vocation chrétienne ; ce qui a fait dire à Bossuet que « l’Église est le Christ continué ». Plus tard donc, les apôtres sillonneront le monde pour prêcher/pêcher. Marigots, fleuves, mers et autres océans du monde seront les sentiers, les rues, les avenues des cités. Pour braver les marées hautes de la mer profonde des périphéries, la condition sine qua non sera de suivre les instructions du Maître et la vie du Seigneur Jésus.

 

Père Donatien BIZABOULOU

 

 

 

 

 

 

 

 

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.