INRI

Dimanche 24 novembre 2019

34ème dimanche du temps ordinaire – Année C
Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’Univers

Acronyme du motif de condamnation à mort que Pilate fit écrire sur la croix de Jésus, INRI signifie Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum : Jésus le Nazaréen, Roi des Juifs (Jn19, 19). Lors de sa comparution devant Pilate, Jésus affirmera pourtant sans ambages que «mon royaume n’est pas de ce monde ». Comment alors comprendre la royauté de Jésus ?

1- HISTOIRE C’est à mi-chemin des deux guerres mondiales que le Pape PIE XI institue la solennité de Jésus-Christ, Roi de l’univers en date du 11 décembre 1925 dans son encyclique Quas Primas. Le Souverain Pontife soutient que la cause intime des calamités contre lesquelles le genre humain se débat, provient de l’abandon de Jésus Christ dans les compartiments de sa vie individuelle, familiale et publique. Aussi lui propose–t-il la royauté sociale de Jésus- Christ.

2- THEOLOGIE « Mon royaume n’est pas de ce monde ». Certains ont interprété la pensée de Jésus comme une indifférence voire un mépris à l’égard du monde. Cependant, Jean Claude BARREAU dans son ouvrage homilétique, l’aujourd’hui des évangiles, pense qu’une telle interprétation ne peut être qu’un contresens théologique car «Cela s’oppose absolument à toute la théologie johannique. L’évangile de Jean est justement l’évangile où la présence de Dieu dans le quotidien est la plus éclatante. C’est l’évangile où l’éternité fait constamment irruption jusqu’au plus intime de la vie quotidienne. Il y a comme une sorte de fascination d’irruption de l’éternel dans l’histoire, en un instant bref comme l’éclair où l’on voit que Dieu est là. »
Se mettant dans la peau de Jésus, il lui fait dire : «Mon royaume n’est pas de ce monde de la puissance, de la domination politique, de l’esclavage. Et pourtant… je suis roi. Je suis roi de l’univers… mais je ne suis pas roi à la manière d’un roi terrestre qui fait sentir sa domination et sa puissance. Si j’étais de ce monde de la puissance et de la haine, j’aurais fait venir des armées ! Je suis roi comme un serviteur ».

3-SPIRITUALITE : De quel roi sommes-nous sujets ?
Après la multiplication des pains, les gens veulent saisir Jésus afin qu’il soit leur roi mais il s’enfuit (Jn 6, 15). Pourtant constitué prisonnier, Jésus-Christ va accepter sans équivoque le titre de roi. En lui, Yahwé Sabbaot, le Dieu des armées devient le Dieu désarmé à la croix. De ce trône duquel il nous sauve émanent la paix, l’amour, le pardon. Les chrétiens ne peuvent donc pas s’autoriser à user de violence pour régler leurs différends avec autrui car le Roi qui nous libère dit  «Père pardonne-leur car ils ne savent ceux qu’ils font ». Nous sommes par conséquent les sujets de ce Roi qui nous octroie le pardon de nos offenses pour qu’à notre tour « nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ».

Père Donatien BIZABOULOU

 

 

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