Messe pour la Paix: résumé de l’homélie de Monseigneur Lalanne

Le dimanche 11 novembre 2018, Monseigneur Lalanne a présidé la Messe pour la Paix à la Cathédrale Saint-Maclou, en voici un résumé.

« La Paix soit avec vous ». C’est la première phrase que Jésus ressuscité dit à ses disciples.

Comment ne pas faire le lien entre la salutation au début de la messe et le 11 novembre 1918 où s’arrêtent tant de souffrance, de larmes et de morts.

Ce qui s’est passé pendant la Première Guerre mondiale, nous devons en faire mémoire pour deux raisons essentielles :

  • pour ceux qui ont fait don de leur vie;
  • pour que la fureur des hommes cesse.

La Paix est de la responsabilité de chacun.

Le 11 novembre 1918 : un grand silence, après tant de bruit, la Paix commence par le silence, les armes se taisent, les hommes se retrouvent devant leurs responsabilités.

La Paix est souvent plus difficile à gagner que la guerre, elle dépend de ce que nous faisons de la dignité, de la justice, du respect de l’autre.

Le silence du 11 novembre 1918 est indispensable à notre histoire, c’est pourquoi, nous sommes rassemblés ce matin, afin de nous retrouver devant les valeurs fondamentales qui fondent l’humanité. Il appartient à la vie politique d’un pays de veiller aux usages de ces valeurs fondamentales de la dignité et du respect de chacun. La Paix est toujours fragile.

De la même façon que l’instant de silence de 1918 a placé le monde entier devant cette responsabilité inaliénable de respecter l’homme, de le servir, cette messe permet de rappeler qu’il ne faut pas rester à la superficialité des choses.

Ce qui est en jeu, c’est le respect de la justice et de la Paix : la Paix dépendra toujours des sacrifices et des efforts faits pour qu’elle règne.

Le passage de l’Évangile de ce jour donne une clef pour être les artisans de Paix.

La pauvre veuve ne donne pas uniquement un peu de son superflu. Jésus dit qu’elle donne de son manque, de ce qu’elle n’a pas. Elle se donne elle-même, elle donne ce qu’elle est. C’est le trésor inestimable de la vie, de la communion de tous les hommes sous la protection de Dieu. Notre vérité devrait jaillir du cœur. Parfois, on peut être démuni mais dans ces moments nous nous approchons de Dieu et de nos frères et sœurs en humanité. Plus nous sommes reliés à tous les hommes et moins nous avons besoin de combattre les autres. La plus grande merveille en nous, c’est notre humanité au sein même de notre pauvreté.

Cette commémoration du 11 novembre est l’occasion de rappeler les fondements de la Paix, l’absence de guerre n’est pas la Paix. L’Église rappelle avec constance qu’il ne peut pas y avoir de Paix durable tant à l’intérieur des pays qu’entre les Nations sans faire un effort permanent de vérité, de justice, de solidarité, de liberté, de pardon et de réconciliation. Ces composantes doivent se traduire dans les actes et les institutions.

L’humanité doit avancer vers ce monde fraternel sous peine de s’autodétruire. Chaque chrétien a sa part dans cette action, cette prise de conscience.

Faire mémoire c’est se construire comme un être en devenir, en entendant les cris d’hier et d’aujourd’hui.

La Paix est le fruit des efforts des hommes, et plus encore, un don de Dieu.

Le sens du geste de Paix : la paix est un don de Dieu. Il faut construire cette paix que nous recevons. C’est pourquoi, il importe de ne pas oublier le rôle vital de la Prière qui donne sens à notre célébration en ce jour.

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