La miséricorde divine

Le huitième jour après sa Résurrection, voici que Jésus apparaît au milieu de ses disciples. Après les avoir salué, Il leur  montre ses mains et son côté et leur donne le pouvoir de pardonner les péchés en son nom (Jn 20,23). Au cœur de cette rencontre entre le Christ et les apôtres se trouve la Miséricorde divine.

En effet, les marques de la Passion du Christ deviennent les signes du pardon de Dieu. Les plaies de Jésus sont des voies de salut.

Le prophète Isaïe n‘avait-il pas écrit lui-même que « par ses blessures nous sommes guéris »
(Is 53,5) ?

Jésus, vainqueur de la mort, ne se présente pas comme un Messie triomphant écrasant ses ennemis ; non, Il se veut le messager du pardon de Dieu. En cela, Il est cohérent par rapport à son attitude manifestée sur la croix. Tel est le sens de la Miséricorde divine que nous célébrons en ce deuxième dimanche de Pâques. La miséricorde, c’est le cœur de Dieu qui se penche sur notre misère.

C’est l’amour fou de Dieu qui donne sa vie pour ceux qu’il aime. En hébreux, le mot rendu pour miséricorde est ramahim. Il signifie littéralement les entrailles d’une mère qui s’émeuvent devant le mal de son enfant.

Dieu est donc ce Père qui ne peut s’empêcher de nous aimer avec l’amour compatissant d’une mère ? Certes, c’est une image, mais elle dit bien ce qu’elle dit : plus que le pardon, il s’agit de l’amour même de Dieu. Tout ce qu’a accomplit le Christ durant les jours de sa Passion jusqu’à ce jour relève de sa miséricorde.

Nous savons qu’en Christ ressuscité nous avons non seulement la victoire sur le mal, mais aussi le pardon des péchés. Ce qui fait dire au pape François que «  le nom de Dieu est Miséricorde».

 

Père Steve Niyonkuru            

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.